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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 23:26

 

La vie d’ici-bas, nos fausses certitudes, nous font penser que la mort ne frappe que le vieillard, mais un jour l’Ordre d’Allah se réalise et frappe celui qu’on pensait épargné jusque là. Dans nos sociétés, la mort est écartée, rejetée, rien n’est fait pour lui faire face et s’y préparer. Et ce n’est pas ainsi que vivaient nos pieux prédécesseurs, la mort était constamment dans leurs pensées et cela contribuait à augmenter leur foi et leur piété. C’est pourquoi nous avons voulu, en guise de rappel, pour nous et nos frères et sœurs, rapporter quelques paroles des salafs as-salih sur la mort. Seulement, nous demandons une seule chose : ne lisez pas ces paroles comme on lit de la poésie. Arrêtez-vous sur chacune d’elles, relisez-les plusieurs fois, méditez profondément sur leurs sens. Car ce sont là les dires de grands savants de la communauté qui nous donnent à voir des vérités qu’ils ont peut être mis une vie entière à réaliser et atteindre. Donc craignez Allah et faites de ce que vous lirez une science utile qui changera votre vie in cha Allah.

 

‘Amîr ibn Rabî’ah rapporte : j’ai entendu ‘Umar ibn Al-Khattâb prendre un fétu de paille et dire : « J’aurais aimé être ceci, j’aurais aimé que ma mère ne m’enfante jamais, j’aurais aimé être totalement oublié. » (Az-Zuhd d’Abû Dâwûd, p.89)

 

 

Abû Usâmah rapporte : « Lorsque Sufyân At-Thawrî est tombé malade, j’ai apporté son urine à un docteur, et il me dit : « C’est là l’urine d’un homme dont la tristesse a fendu le foie, il n’y a aucun remède. » (As-Siyar, 7/270).

 

 

Lorsqu’on demandait à Ar-Rabî’ ibn Khuthaym : « Comment te sens-tu ce matin ? » Il disait : « Nous nous sommes levé plein de péchés, nous mangeons notre subsistance et nous attendons notre Heure. » (Al-Musannaf, 7/228)

 

 

On demanda à ‘Atâ As-Sulaymî : « Pourquoi es-tu si triste ? » Il dit : « Malheur à toi, la mort plane sur moi, la tombe sera ma demeure, la Résurrection sera mon lieu de rendez-vous, le pont de l’Enfer sera mon chemin et je ne sais ce que l’on fera de moi. » (Sifah As-Safwah 3/327)

 

 

Ibrâhîm ibn ‘Isâ rapporte : « Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus triste qu’Al-Hasan. A chaque fois que je le rencontrais je pensais qu’il venait d’être atteint d’un malheur. » (Sifah As-Safwah 3/326)

 

 

Ibrâhîm At-Taymî a dit : « Celui qui n’est pas triste doit craindre d’être parmi les gens de l’Enfer, car les gens du Paradis diront : « Louange à Allah qui a fait disparaître notre tristesse. » Et celui qui n’éprouve aucun compassion doit craindre d’être parmi les gens de l’Enfer, car les gens du Paradis diront : « Nous étions avant cela dans nos familles, plein de compassion. »

 

 

On demanda à Abû Hâzim : « Comment se fait le retour vers Allah ? » Il dit : « Le retour du serviteur obéissant est comme celui de l’absent qui revient vers sa famille qui espère le revoir ; et le retour du désobéissant est comme le retour de l’esclave fugitif vers son maître en colère. » (Latâ’if Al-Ma’ârif /135)

 

 

Un groupe de gens est rentré chez Abû ‘Abd Ar-Rahmân As-Sulamî alors qu’il était malade et certains ont chercher à lui redonner espoir (de guérison). Il dit : « J’espère (en la rencontre) de mon Seigneur, et pour lui j’ai jeûné 80 mois de Ramadan. » (Husn Ad-Dhan billah /126)

 

 

Abû Ad-Dardâ dit : « Ô gens de Damas ! Venez écouter le conseil d’un frère ! Qu’ai-je à vous voir construire des maisons que vous n’habitez pas, amasser des biens que vous n‘utilisez pas, poursuivre des rêves que vous n’atteindrez pas ? Ceux d’avant vous ont bâti de grandes constructions, eu de grands rêves, amassé beaucoup de biens, mais leurs rêves les ont trompés, leurs biens sont devenus poussière et leurs demeures des tombes. » (Qasr Al-Amal, Ibn Abî Ad-Dunyâ / 160)

 

Bakr ibn ‘Abd Allah rencontra Abû Jamîlah et lui dit : « Comment te sens-tu ? » Il dit : « Par Allah je suis comme un homme qui a tendu son cou sous une épée qui attend qu’on frappe son cou. » (Qasr Al-Amal : 42)

 

 

Ismâ’îl ibn Zakariyyâ était le voisin de Habîb Abû Muhammad, et il dit : « Au soir je l’entendais pleurer, au matin je l’entendais pleurer, je suis donc allé voir sa femme et lui ai dit : pourquoi pleure-t-il matin et soir ? Elle dit : « Par Allah ! Il craint lorsqu’il se couche de ne pas voir le matin, et lorsqu’il se lève de ne pas voir le soir. » (Qasr Al-Amal : 63)

 

 

‘Ubayd Allah ibn Shamît rapporte qu’il a entendu son père dire : « Ô toi qui est trompé par ta santé, n’as-tu jamais vu quelqu’un mourir sans maladie ? Ô toi qui est trompé par la longueur de son existence, n’as-tu jamais vu quelqu’un mourir sans délai ? » (Qasr Al-Amal : 67)

 

Lorsque Muhammad ibn Wâsi’ voulait aller dormir il disait à sa famille : « Je vous confie à Allah (l’invocation du voyageur), ce sera peut être le sommeil dont je ne reviendrais pas. » c’était là son habitude lorsqu’il voulait dormir. (Qasr Al-Amal : 227)

 

 

Yazîd Ar-Ruqâshî disait : « Jusque quand allons-nous dire : demain je ferais cela, à la rupture du jeûne je ferais ceci, en revenant de voyage je ferais cela ! As-tu oublié le long voyage qui t’attend et l’ange de la mort ? Ne sais-tu pas que chaque nuit beaucoup d’âmes disparaissent ? Ne sais-tu pas que l’ange de la mort n’attendra pas ? Ne sais-tu pas que la mort est la fin de toute chose ? » (Qasr Al-Amal : 80)

 

 

Ibrâhîm An-Nakha’î pleurait auprès de son épouse et elle pleurait auprès de lui, et il disait : « Aujourd’hui nos œuvres sont présentées à Allah. » (lundi et jeudi) (Sifah As-Safwah, 2/673)

 

 

Lorsque Bakr ibn ‘Abd Allah Al-Mazanî voyait un vieillard, il disait : « il est meilleur que moi, il a adoré Allah avant moi. » Et lorsqu’il voyait un enfant, il disait : « il est meilleur que moi, il a accompli moins de péché que moi. » (Muhâsabah An-Nafs /79)

 

 

Al-Fudhayl ibn ‘Iyâdh disait : « Pauvre de toi ! Tu fais le mal et pense être noble ! Tu es bête et tu penses être intelligent ! Ta vie est courte et tes espoirs sont grands ! » (As-Siyar, 8/440)

 

 

‘Abd Allah ibn Mas’ûd a dit : « Le croyant ne trouve le repos que lorsqu’il rencontre Allah. » (Az-Zuhd : 194)

 

 

Bilâl ibn Sa’d a dit : « Un homme peut être trompé, il est joyeux, mange, bois et rit, alors que dans le Livre d’Allah il est écrit qu’il est un combustible de l’Enfer. » (Sifah As-Safwah, 4/216)

 

Ahmad ibn Harb a dit : « L’homme préfère (la fraîcheur) de l’ombre à (la chaleur) du soleil, puis il ne préfère pas le Paradis à l’Enfer ! » (Al-Ihyâ, 4/568)

 

 

Mâlik ibn Dînâr a dit : « Par Allah ! Si je pouvais ne pas dormir, je ne dormirais pas, de peur qu’un châtiment n’arrive alors que je dors. Par Allah ! Si je trouvais de l’aide parmi les hommes, je les éparpillerais sur terre en leur disant de dire aux gens : l’Enfer ! l’Enfer ! » (Az-Zuhd / 387)

 

 

Salmân ibn Muslim Al-Khutalî rapporte que Ghazwân Ar-Ruqâshî regarda l’immense foule au jour du ‘Id et il se mit à pleurer. Il dit : « Je n’ai rien vu qui ressemble plus au Jour de la Résurrection. » puis il rentra chez lui malade. » (As-Shu’ab, 3/3723)

 

 

Abû Nu’aym rapporte que lorsque Sufyân At-Thawrî se rappelait de la mort, il restait plusieurs jours sans qu’on puisse rien tirer de lui. Lorsqu’on l’interrogeait sur une chose, il disait : « je ne sais pas, je ne sais pas. » (Musnad Ibn Al-Ja’d : 284)

 

 

Lorsqu’on demandait à Muhammad ibn Wâsi’ : comment vas-tu ? Il disait : « Que penses-tu d’un homme qui avance chaque jour vers l’au-delà ? » (Al-Hilyah, 6/348)

 

 

Ar-Rabî’ ibn Badr passa à côté d’un groupe d’hommes alors qu’ils creusaient une tombe pour un mort. Il leur dit : « Qui est cet étranger parmi vous ? » Ils dirent : Ce n’est pas un étranger mais un proche et bien aimé. Il dit : « Et qui est plus étranger que le mort parmi les vivants ? » Et tous se mirent à pleurer. » (Al-Hilyah, 6/297)

 

Muslim ibn Ibrâhîm rapporte que Hishâm Ad-Dustawâ’î n’éteignait pas sa lampe jusqu’au matin, et il disait : « Lorsque je vois les ténèbres de la nuit, cela me rappelle les ténèbres de la tombe. » (Al-Hilyah, 6/278)

 

Hamâd ibn Zayd rapporte que ‘Atâ ne parlait pas, et lorsqu’il parlait il disait : « ‘Atâ demain à cette heure tu seras dans la tombe ! » (Al-Hilyah, 6/221)

 

 

‘Umar ibn ‘Abd Al-‘Azîz dit à Abû Hazm : « Fais-moi une exhortation (un rappel). » Abû Hazm lui dit : « Allonge-toi, mets la mort auprès de ta tête et regarde ce que tu aimerais avoir auprès de toi à cet instant et fais-le maintenant, et regarde ce que tu détesterais trouver auprès de toi à cet instant et délaisse-le maintenant. » (Al-Hilyah, 5/317)

 

Ibn Mubârak écrivit à son frère Sufyân qui se plaignait d’avoir perdu la vue : « Ô mon frère ! J’ai bien compris dans ta lettre ce dont tu te plains auprès d’Allah. Souviens-toi de la mort, cela te rendra plus facile le fait d’avoir perdu la vue. Wa As-Salâm. » (Al-Hilyah, 7/22)

 

Khalîd Al-‘Asîrî a dit : « Nous sommes tous convaincu de la venue de la mort, mais nous ne voyons personne s’y préparer. Nous sommes tous convaincu de l’existence du Paradis, mais nous ne voyons personne œuvrer pour cela. Nous sommes tous convaincu de l’existence de l’Enfer, mais nous ne voyons personne le craindre. Jusqu’où pensez-vous vous élever ? Quels espoirs attendez-vous ? La mort ? Elle est le premier annonciateur de votre Seigneur, en bien ou en mal. Ô mes frères ! Dirigez-vous comme il se doit vers votre Seigneur. » (Qasr Al-Amal : 152)

 

Yahyâ rapporte que lorsqu’ils assistaient à un enterrement cela se voyait plusieurs jours sur leur visage. (Al-Musannaf, 7/205)

 

 

‘Abd Allah ibn Amrû ibn Al-‘Âs rapporte que lorsque son père agonisait, il disait : « Ô Allah, Tu nous as ordonnés et interdits beaucoup de choses, et nous avons délaissé beaucoup de Tes commandements et sommes tombés dans beaucoup de Tes interdictions. Ô Allah, il n’y a de divinité digne d’adoration que Toi ! » Puis il saisit son doigt et ne cessa de prononcer l’attestation de foi jusqu’à mourir. (Al-Mutadhirîn / 201)

 

 

Lors de son agonie Yazîd Ar-Ruqâshî pleura et dit : je pleure pour ce que je vais laisser de jeûne et de prière de nuit. Il pleura encore et dit : « Ô Yazîd ! Qui priera pour toi après ta mort ? Qui jeûnera pour toi ? Qui se rapprochera d’Allah par des œuvres pieuses pour toi ? » (Latâ’if Al-Ma’ârif /519)

 

 

‘Abd Al-‘Azîz ibn Abî Rawwâd a dit : « je suis entré chez Al-Mughîrah pendant la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui dis : Conseille-moi ! Il me dit : « Œuvre pour cet instant. » (Al-Hilyâh, 8/194)

 

 

Habîb Al-‘Ajamî pleura lors de son agonie et dit : « Je veux faire un voyage que je n’ai jamais fait et emprunter une route que je n’ai jamais empruntée. » (Latâ’if Al-Ma’ârif /415

 

Abû ‘Isâ rapporte : « Nous sommes entrés chez Mâlik ibn Dînâr lors de son agonie, il regardait autour de lui et disait : « C’est pour ce jour que Abû Yahyâ (càd lui-même) s’est préparé. » (Al-Hilyâh, 2/382)

 

Abû Ja’far Al-Hanât rapporte : Nous avons assisté à la mort de ‘Abd Allah ibn Ja’far et nous étions assis à ses côtés lorsqu’il dit : « L’ange de la mort est arrivé ! Prends mon âme comme tu prendrais l’âme d’un homme qui a dit pendant 90 ans : j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est Son serviteur et messager. » (As-Siyar, 15/554)

 

 

‘Abd Al-Mâlik ibn Marwân a dit lors de la maladie qui a entraîné sa mort : Levez-moi ! Ils le levèrent jusqu’à ce qu’il puisse sentir l’air ambiant (le vent) et il dit : « Ô vie d’ici-bas ! Comme tu es douce, mais la longueur de ton temps est bien courte ! Et ton abondance est bien vile et nous avons été trompé à ton sujet ! » (As-Siyar, 4/250)

 

 

Al-Mazanî rapporte : Je suis entré chez As-Shâfi’î lors de la maladie qui a entraîné sa mort, et je lui ai dit : comment te sens-tu ? Il me dit : « Je quitte cette vie, je me sépare de mes frères, je vais boire à la coupe du destin, je vais rencontrer mes mauvaises actions et revenir vers Allah, et je ne sais pas si mon âme se dirigera vers le Paradis afin que je la félicite ou si elle se dirigera vers l’Enfer afin que je lui présente mes condoléances. » puis il pleura. » (As-Siyar, 5/99)

 

Allahouma fait nous comprendre ta religion, Allahouma ne nous égare pas après nous avoir guidés, Allahouma fait que l'au-delà soit l'objet principal ne nos préocuppations, Allahouma guide nos familles sur le droit chemin, amine!

 

source : salaf-salih.over-blog.fr

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:16

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:13

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:02
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:00
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 09:29

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 21:47

Selon Ya'ish Al Ghifari, son père a dit :

" J'étais étendu sur mon ventre dans la mosquée quand quelqu'un me fit bouger avec son pied. Il me dit : " C'est là une façon de se coucher que Allah n'aime pas. " Je regardais alors et vis que c'était le Messager d'Allah . "

(Abou Dawoud)

Hadith n° 818 dans Riyad As-Salihine

 

Le hadith est Sahih Li Ghayrihi (un hadith Sahih Li Ghayrihi [Sahih par autre que lui] est appelé ainsi, car son caractère Sahih n'est pas dû à sa propre chaîne, mais à l'addition d'une autre chaîne.

 

Dans son utilisation juridique, il est plus élevé que le hadith Hassan, mais moins élevé que le hadith Sahih)

 

Pour l'explication, voici en résumé ce que l'on trouve dans le charh de Riyad As-Salihine de Cheikh Outheymine, la dernière partie est en rapport avec la question :

 

Charh Cheikh Outheymine :

 

 Le hadith prouve qu'il ne faut pas dormir sur le ventre.

 Par contre, ensuite, le Cheikh explique que si une personne a une douleur au ventre et qu'elle veut dormir de cette manière car cela l'apaise, alors il n'y a pas de mal à cela, car cela est fait par besoin. 

 

source : charh riyad as-salihine de Cheikh Outheymine

de 3ilm.char3i.over-blog copié de alminhadj.fr 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:23

 


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 16:09

L’associationnisme (Shirk) est l’opposé de l’Unicité :

 

Il y a trois types de Shirk : le plus grand Shirk, le moindre Shirk et le Shirk imperceptible.

 

Premièrement : le plus grand Chirk : Allah ne le pardonne pas et n’accepte aucune bonne action qui en contient.

 

Allah a dit : « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans l’égarement. » [5]

 

Il a aussi dit : « Ce sont, certes, des mécréants ceux qui disent : « ‹En vérité, Allah c’est le Messie, fils de Marie. » Alors que le Messie a dit : « Ô enfants d’Israël, adorez Allah, mon Seigneur et votre Seigneur. » Quiconque associe à Allah (d’autres divinités) Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! » [6]

 

Et Il a dit : « Nous avons considéré l’oeuvre qu’ils ont accomplie et Nous l’avons réduite en poussière éparpillée. »  [7]

 

Il a dit : « En effet, il t’a été révélé, ainsi qu’à ceux qui t’ont précédé : ‹Si tu donnes des associés à Allah, ton oeuvre sera certes vaine ; et tu seras très certainement du nombre des perdants. » [8]

 

Et : « Mais s’ils avaient donné à Allah des associés, alors, tout ce qu’ils auraient fait eût certainement été vain. » [9]

 

Et le plus grand Shirk lui-même est divisé en quatre catégories :

 

Le Shirk dans l’invocation : 

La preuve réside dans la parole d’Allah : « Quand ils montent en bateau, ils invoquent Allah Lui vouant exclusivement leur culte. Une fois qu’Il les a sauvés [des dangers de la mer en les ramenant] sur la terre ferme, voilà qu’ils [Lui] donnent des associés. »  [10]

Le Shirk dans l’intention et la volonté :

La preuve réside dans la parole d’Allah : « Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là qui n’ont rien, dans l’au-delà, que le Feu. Ceux qu’ils auront fait ici-bas sera un échec, et sera vain ce qu’ils auront oeuvré. »  [11]

Le Shirk dans l’obéissance :

La preuve réside dans la parole d’Allah : « Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui ! Gloire à Lui ! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent. ».  [12] Et l’explication claire de ce verset est l’obéissance aux savants et moines dans la désobéissance à Allah, non pas leur invocation, comme le Prophète (صلى الله عليه وسلم) l’a expliqué a ‘Adi Ibn Hatim lorsque ce dernier lui dit : nous ne les adorions pas et qu’il lui a répondu que leur adoration consistait à leur obéir dans la désobéissance d’Allah.

Le Shirk dans l’amour :

La preuve réside dans la parole d’Allah :« Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimant comme on aime Allah. »  [13]

Deuxièmement : le moindre Shirk :

La preuve réside dans la parole d’Allah : « Quiconque, donc, espère rencontrer son Seigneur, qu’il fasse de bonnes actions et qu’il n’associe dans son adoration aucun à son Seigneur. »  [14]

 

Troisièmement : le Shirk imperceptible

 

La preuve réside dans la parole du Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Le Shirk dans cette communauté est encore plus imperceptible que les pas d’une fourmi noire sur une pierre noire dans une nuit sombre. » [15] , d’après le hadith d’Abu Bakr d’après le Prophète (صلى الله عليه وسلم) : « Le Shirk est plus imperceptible que les pas d’une fourmi " Abu Bakr s’étonna : O Prophète d’Allah, le Chirk est-il autre chose que le fait d’adorer un autre qu’Allah ou d’invoquer un autre que lui ? Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) répondit : " Que ta mère te perde ! (formule de la langue arabe pour capter l’attention) Le Chirk parmi vous est encore plus imperceptible que les pas d’une fourmi ….  »

 

Et l ‘effacement de ce Shirk réside dans le fait de dire : « O Allah ! Je me protège auprès de Toi contre le fait de t’associer quelque chose alors que je sais, et je te demande pardon pour ce que je ne sais pas. » [16]

 

Cheikh Muhammad ibn AbdelWahhâb (qu’Allah lui fasse miséricorde)

 

Extrait de l’ouvrage : "Al Wâdjibât Al Mutahattimât Al Ma’rifah ’alâ kulli 

 

Traduction :

L’équipe Sounna.com

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 15:00

Les trois types d’Unicité (Tawhîd) :

 

Premièrement : l’Unicité de Seigneurie (Tawhid Ar-Rububiyah) :

C’est ce que les mécréants du temps du Prophète (صلى الله عليه وسلم) reconnaissaient. Malgré tout, le Prophète (صلى الله عليه وسلم) les a combattus, ne les a pas reconnus comme étant musulmans, et il a rendu licites leur sang et leurs biens. Ce type correspond à l’Unicité d’Allah dans ses actions.

 

La preuve est la parole d’Allah : « Dis : « Qui vous attribue de la nourriture du ciel et de la terre ? Qui détient l’ouïe et la vue, et qui fait sortir le vivant du mort et fait sortir le mort du vivant, et qui administre tout ? » Ils diront : Allah. Dis alors : « Ne le craignez-vous donc pas ? ». »  [1]

 

Et les versets de la sorte sont nombreux.

 

Deuxièmement : l’Unicité d’adoration (Tawhid Al-Uluhiyah) :

 

C’est le type de Tawhid au sujet duquel le conflit n’a jamais cessé, depuis les débuts de l’Humanité jusqu’à nos jours. Il s’agit de l’Unicité d’Allah dans les actions de Ses serviteurs : comme l’invocation, la promesse d’adoration, le sacrifice, l’espoir, la crainte, la confiance, le désir de récompense, la peur du châtiment, l’humilité, et toute autre sorte d’adoration dont la preuve réside dans le Coran.

 

Troisièmement : l’Unicité des Noms d’Allah, de ses Attributs et de Son Être (Tawhid Addhaat wal Asmaa was-Sifaat) :

 

Allah a dit : « Dis : « Il est Allah, Unique. Allah, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n’a jamais engendré, n’a pas été engendré non plus. Et nul n’est égal à Lui ». »  [2]

 

Il a aussi dit : « C’est à Allah qu’appartiennent les noms les plus beaux. Invoquez- Le par ces noms et laissez ceux qui profanent Ses noms : ils seront rétribués pour ce qu’ils ont fait. » [3]

 

Et Il a dit : « Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. »  [4]

 

Cheikh Muhammad ibn AbdelWahhâb (qu’Allah lui fasse miséricorde)

 

Extrait de l’ouvrage : "Al Wâdjibât Al Mutahattimât Al Ma’rifah ’alâ kulli 

 

Traduction :

L’équipe Sounna.com

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