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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 17:14
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 17:05
al-a'mal, al-niyat wa al-ikhrass


Bissmillah ir RaHman ir RaHim

Toutes les louanges appartiennent à Allah, nous le louons, nous implorons Son Secours et Son Pardon. Et nous cherchons refuge auprès d'Allah contre le mal prevenant de nous meme ou le mal pouvant provenir de nos mauvais actions.
Celui qu'Allah guide, nul le peut l'égarer et celui qu'Allah égare ne trouvera jamais de guide.
Et je témoigne que nul n'est en droit d'être adoré en dehors d'Allah l'Unique sans associé, et je témoigne que Mohammed ibn Abillah est son serviteur et son messager que le salut d'Allah et ses bénédictions soient sur lui, ainsi que sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu'au jour dernier.


Ceci dit, as salamouallaykoum wa raHmatoullahi wa barakatouh.

Allah nous dit
" Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra."
Sourate al zalzala verset 7 et 8
 

Et il nous a été rapporté dans les deux receuils authentiques de Bukhari et Muslim: "Omar ibnoul Khattab ( radhiAllahou 3anhou) rapporte que le messager d'Allah (SalAllahou 3alayhi wa salam) a dit: "Certes les actes valent par les intentions, et chaque Homme sera rétribué selon son intention. Celui qui émigre pour Allah et son Messager, son émigration sera ( sera comptée le jour du jugement) pour Allah et son Messager. Et celui qui émigre pour un bien matériel, ou pour épouser une femme alors son émigration lui sera comptée ( le jour du jugement) conformément à ce qu'il a visé" .

Qui parle dans ce que je cite plus haut ? Nous avons le Créateur des cieux et de la terre et son envoyé, celui qui ne parle pas sous l'effet de la passion (salAllahou 3alayhi wa salam)

Ainsi il est primordial de faire attention avant chacune de nos actions à notre intention ... Se poser la question primordiale :"Pourquoi est ce que je fais cela?"

Car en vérité nous allons mourrir et nous serons ressucités puis nous serons jugés par Le Juge suprême, celui qui ne rate rien de ce que font Ses créatures, celui qui voit la fourmi noire marcher sur une pierre noire en pleine nuit noire ...

Mes chers freres et soeurs, ce texte est un conseil pour moi même avant d'être un conseil pour les autres ...
Car effectivement on voit mashaAllah beaucoup d'articles, de statut contenant des versets, des hadiths, des paroles de savants sur tel et tel sujet... Et al hamdolillah ceci est un bien !!! Il est à coup sur un bien pour celui qu'Allah guide puis lit cela avec interet et agit selon cela ...
Mais la question ici est de savoir ce que NOUS allons récolter de ce travail!! Et il faut être conscient de notre état avant de chercher à parfaire celui des autres ...

Allah nous dit dans le qur'an et je jure par Allah que ce verset est lourd pour celui qui le comprend correctement : "Dis: «Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants, en œuvres? Ceux dont l’effort, dans la vie présente, s’est égaré, alors qu’ils s’imaginent faire le bien." sourate al kahf verset 107 et 108.

Et le hadith connu du prophète ( salAllahou 3alayhi wa salam) : Abou Houreyra a rapporté qu’il a entendu l’Envoyé d'Allah dire :

« Au jour de la Résurrection, Allah le Très Haut et Béni descendra auprès des serviteurs pour les juger à un moment où toute ma communauté se sera agenouillée. Les premiers à comparaître seront : un homme ayant appris le Coran, un combattant dans le chemin d’Allah ,et un homme très riche.»
Allah dira à l'homme ayant appris le Coran:
« Ne t’ai je pas appris la révélation que j’ai faite à Mon Messager ?" Si – « Qu’as tu fais de ton savoir ?» – « Je l’appliquais à travers mes prières de jour de nuit » - Allah lui dit «Tu mens » et les anges aussi le lui diront. Puis Allah poursuit : « Tu voulais surtout que l’on dise : un tel est un bon maître [du Coran] et cela a été dit. »
Ensuite on fait venir le riche et Allah lui dit :
« Ne t’ai je pas enrichi de sorte que tu n’avais plus besoin de personne ?» – «Si, ô Maître. » – «Qu’as- tu fait de ce que je t’avais donné ? » «Je l’ai utilisé pour entretenir mes liens de parenté et faire des aumônes. » Allah lui dira : « Tu mens » et les anges le lui diront aussi. Puis Allah poursuivra en ces termes : « Tu ne voulais qu’on dise : Un tel est généreux et cela a été dit »
Ensuite on amène celui qui a été tué au cours d’un combat mené pour Allah. Allah lui dira :
« Pourquoi as-tu été tué ? » – « On m’a donné l’ordre de participer au djihad dans ton chemin et je me suis battu jusqu’ au sacrifice suprême. » Allah le Très Haut lui dira : « Tu mens » et les anges le lui diront aussi. Puis Allah poursuivra : « Tu voulais que l’on dise : Un tel est brave et cela a été dit. »
Et puis le Messager d’Allah me tapota sur le genou et me dit : « Ô Abou Hourayra, ces trois là sont les premiers à servir de combustible au feu [de l’enfer] au jour de la Résurrection. »

[ Rapporté par Tirmidhi, 2382 et jugé bon par lui et authentifié par Ibn Hibban, 408 et Ibn Khouzayma, 2482 ]

Ainsi inchaAllah il appartient à chacun de travailler pour donner l'exclusivité de son action pour Celui qui mérite d'être adoré glofirié et exalté soit Il...

L'intention est quelque chose qui peut etre entaché, c'est pour cela q'il est important de toujours renouveler son intention, même en pleine action.
Combien de fois shaytan est venu susurer a l'oreille des uns et des autres :" vas y tiens mets ce hadith il est joli les gens vont aimer, tiens montre aux gens que tu t'es levé pour le fajr renouvelle ton statut après la salat, tiens fais ci ou fais ca .... " Qu'Allah nous préserve de ce genre de mauvaises pensées !! Amine

Cherchons l'agrément d'Allah lorsque nous faisons une chose car la récompense promise est énorme et il ne faudrait pas la gacher pour un bien éphémère...

Donc le but ici n'est pas que les gens arrêtent de faire des rappels bien au contraire, mais qu'il ne perdent pas le salaire de leur action ....

Et il est aussi important de notifier à tout ceux qui pensent que c'est perdu ... Ne vous attristez pas et souvenez vous de la conversion de Hamza l'oncle du prophète, il s'est reconverti par esprit de clan mais Allah a par la suite parfait sa foi et le voila devenu un grand compagnon sincère et véridique radhiAllhou 3anhou ...

Ainsi, n'oublions pas de constamment renouveler notre intention avant de poster quoi que ce soit, de nous efforcer de faire cela exclusivement pour Allah et d'oublier le bien que l'on fait et de se souvenir de nos mauvaises actions ...

Je prie Allah de ne pas me compter parmis ceux qui rappellent les gens en s'oubliant eux meme.

BarakAllahoufikoum et pardonnez les fautes que vous pourriez trouver ...

Tout ce qui se trouve de bien dans ce texte vient d'Allah et toute faute, erreur ou ommission ne peut provenir que de moi meme...

Et toutes les louanges appartiennent à Allah seul ...
Wa salamouallaykoum wa raHamatoullahi wa barakatouh

Un frere qui vous aime en Allah!

 

source : http://www.islam-al-haqq.com/article-les-actes--les-intentions-et-la-sincerite--37252235.html

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 16:42

 Le sens de la sincérité en Islam : 

Les érudits musulmans ont donné plusieurs définitions à la sincérité [el ikhlâs], mais 

elles sont assez généralement complémentaires et proches les unes des autres. Ainsi, on 

trouve parmi ces dernières les citations suivantes (4)

 :

— L’imam el Fodayl ibn ‘Ayyâd — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Délaisser 

d’accomplir une œuvre à cause des gens est un acte ostentatoire, et pratiquer une œuvre 

à cause des gens est un acte d’Association ; mais la sincérité c’est qu’Allâh te préserve de 

ces deux choses-là ».

— L’imam Sehl At-Toustourî — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « Les hommes 

sagaces ont médité le sens de la sincérité et n’ont trouvé que ceci : c’est que le 

mouvement de l’individu et son immobilité soient, en secret et en apparence, consacrés à 

Allâh — Très Haut soit-Il — Seul, et que rien ne s’en mêle, ni âme, ni passion, et ni intérêt 

mondain ! ».

— L’imam ibn el Qayyim — qu’Allâh lui fasse miséricorde — a dit : « La sincérité, 

c’est que l’homme détermine et accomplit avec pureté ses paroles, ses actes, sa volonté et 

son intention qu’il voue à Allâh. C’est cela la religion de l’unicité, la religion d’Ibrâhîm 

(Abraham) qu’Allâh a ordonné à tous Ses serviteurs, et dont Il n’accepte aucune autre à 

part elle ; elle est la vérité de l’islam :  ﴾Et quiconque désire une religion autre que 

l’islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants﴿Êl ‘Imrân (La 

Famille d’Imran), V. 85. C’est la religion d’Ibrâhîm, dont celui qui s’en abstient est donc 

un des plus sots ! » (5)

.

— Le cheikh Sâleh As-Souheymî -qu’Allâh le préserve — a dit : « Et le sens de la 

première condition, je veux dire, la sincérité, c’est que l’auteur d’une action ait recherché 

par celle-ci la Face d’Allâh -Exalté et Très Haut soit-Il —, loin de l’ostentation et de la 

célébrité, et ne voulant de personne ni rétribution ni remerciement (…) donc, la sincérité 

ne peut être réalisée avec l’Association ou l’ostentation ou si l’homme désirera par son 

acte le bas monde… »  (6)

.

4. Voir pour ces deux citations At-Tibyên fî êdêb hemelet el Qour’ên : 

L’éclaircissement des règles d’éthique des mémorisants du Qour’ên, l’imam An-Nawawî, 

recension de Aboû ‘Abd Allâh Ahmed Aboû el ‘Eyneyn, éd, 1426, Mektebet ibn ‘Abbês, 

Egypte. 

5. Lire Ad-Dê’ wa-d Dawê’ : Le mal et le remède, d’ibn el Qayyim el Djewziyya, 

recension de ‘Ali Hassan el Halabî el Atharî, éd, 1427, Dâr ibn el Djewzî, Arabie Saoudite. 

6. Voir Modhakkirât fi-l’aqîda wa-l hadîth wa-l mostalah : Mémoires sur la croyance, 

le hadith et la terminologie du hadith, le chapitre réservé à la croyance, Ch. Souheymi, 

éd, 1424, Université de Médine, Arabie Saoudite. 

extrait du livre La sincérité : L’essence des œuvres pieuses

source : http://d1.islamhouse.com/data/fr/ih_articles/fr-islamhouse-SinceriteAbuFahima.pdf

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 16:38
Qu'est-ce que la sincérité (Al-Ikhlâs) ?



Shaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-'Uthaymîn



Question : 

Que signifie al-ikhlâs (la sincérité) ? 
Et quel est le jugement sur une personne qui recherche – par son adoration – autre chose (que la sincérité envers Allah) ? 


Réponse : 

Al-Ikhlâs consiste à ce que le serviteur cherche par son adoration à se rapprocher d'Allah, et à être comblé de Ses bienfaits. 

Si le serviteur recherche autre chose par son adoration, alors il faut distinguer les cas suivants : 


Premier cas : Chercher par ce moyen à se rapprocher d'un autre qu'Allah et à s'attirer des éloges des hommes pour ces actes. Ceci annule l'acte et fait partie du polythéisme. Abû Hurayrah, rapporte que le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : 

« Allah dit : “Je me passe largement d'être associé à quelqu'un. Quiconque accomplit un acte dans lequel il M'associe quelqu'un, Je le délaisse, lui et son polythéisme”. 

Deuxième cas : Chercher par se moyen à atteindre quelque avantage de ce bas monde comme le pouvoir, la renommée, les richesses, sans chercher à se rapprocher d'Allah par cette adoration. Cet acte n'est pas valide, et ne le rapprochera pas d'Allah : 

« Ceux qui veulent la vie présente avec sa parure, Nous les rétribuerons exactement selon leurs actions sur terre, sans que rien leur en soit diminué. Ceux-là sont ceux qui n'auront pas d'autre récompense, dans l'au-delà, que le Feu. Ce qu'ils auront fait ici-bas sera annulé, et leurs œuvres seront vaines. » 
(Hud 15-16) 

La différence entre le premier et le second cas est que dans le premier, il souhaite être loué pour son adoration d'Allah. 

Quant au deuxième cas, il ne souhaite pas être loué pour les actes d'adoration, et cela lui importe peu. 

Troisième cas : Chercher par ce moyen à se rapprocher d'Allah, et aussi les avantages matériels qui peuvent en découler, comme le fait de chercher – en plus de l'intention d'adorer Allah – à faire de l'exercice physique lorsque l'on accomplit ses ablutions ou à se nettoyer des saletés ; ou profiter du pèlerinage pour visiter les lieux lors du pèlerinage et voir les pèlerins. Tout cela diminue de la valeur de la sincérité. Si l'intention principale est l'adoration, cette personne ne pourra aspirer à la récompense totale, mais cela n'est pas un péché ou une désobéissance car Allah dit au sujet des pèlerins : 

« Il n'y pas de mal à ce que vous recherchiez les bienfaits de votre Seigneur.» (Al-Baqarah, 198).
Mais si l'intention principale n'est pas l'adoration, alors cette personne n'aura pas de récompense dans l'au-delà. Sa seule récompense sera ce qu'elle aura retiré de ce bas monde... et je crains que ce ne soit un péché, car elle aura utilisé l'adoration – qui est le plus noble des objectifs – comme moyen pour atteindre un bienfait futile de ce bas monde. Elle est donc comparable à ceux au sujet desquels Allah dit : 

« Certains parmi eux te critiquent au sujet des aumônes : si on leur en donne, ils sont satisfaits ; mais si on ne leur en donne pas, ils sont mécontents. » (At-Tawbah, 58). 

Abû Hurayrah rapporte : 

« Un homme dit : « Ô Prophète d'Allah ! Qu'en est-il d'une personne qui à l'intention de participer au Jihâd dans le but d'acquérir quelque bien matériel ? » 

Le Prophète (salallahu' alayhi wasalam) dit : 

« Il n'aura pas de récompense. » (Abû Dâwûd) 

Et dans les deux Sahîh d'après 'Umar ibn ul-Khattâb, le Prophète, a dit : 

« Celui dont l'émigration (Hijrah) a pour but un bien matériel ou le mariage avec une femme, son émigration lui sera comptée comme telle. » 
(Al-Bukhârî et Muslim) 

Si les deux intentions sont à un même niveau, sans que l'une ou l'autre des intentions ne l'emporte sur l'autre, alors cela est discutable... bien que le plus correct des avis est qu'il n'y a pas de récompense, comme dans le cas où une personne accomplit un acte pour Allah et pour quelqu'un d'autre. 

La différence entre le troisième cas et le second, c'est que le but matériel, du cas précédent, se produit ici comme une conséquence de l'acte d'adoration, ce que cet acte induit comme bénéfice matériel terrestre. 

Si quelqu'un demande : 

quel est le critère permettant de savoir si l'intention majoritaire est l'adoration ou autre chose ? 

Nous répondons que le critère est que si la personne n'accorde aucune importance à tout ce qui se produit en dehors de l'adoration, et ne se soucie pas de savoir si cela s'est produit ou non, c'est une preuve que l'intention majoritaire est l'adoration, et inversement. 

Quoi qu'il en soit, l'intention – qui est la parole du cœur (Qawl ul-Qalb) – est d'une importance extrême et joue un rôle majeur, car elle peut élever une personne au niveau des gens sincères comme elle peut la rabaisser au plus bas. Certains Pieux Prédécesseurs (Salaf) disaient : 

« Le plus dur des combats que j'ai mené contre mon âme est lorsque j'ai voulu l'obliger à être sincère. » 

Nous demandons à Allah qu'Il nous accorde la sincérité dans l'intention, et la droiture dans les actions.
Source : Majmû' Fatâwâ wa Rasâ'il Shaykh Ibn 'Uthaymîn, (1/98-100).
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 15:13
Extrait du Kitab al Adhkar de l'imam an Nawawi



 




Dieu — exalté soit-Il — a dit : 
On leur avait seulement ordonné d'adorer Dieu en vrais croyants qui Lui rendent un culte pur. (Cor. 98, 5). 


Il a dit également : 
Ni leur chair, ni leur sang ne vous vaudront (la Faveur) de Dieu (litt : n'atteindront Dieu) ; mais votre crainte révérentielle vous vaudra Sa Faveur. (Cor. 22, 37). 


Ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait de lui — explique ainsi ce dernier verset : mais ce sont vos intentions qui vous vaudront Ses Faveurs (litt : qui L'atteindront).

Notre maître, l'imâm, le traditionniste abû al-Baqâ' Khâlid b. Yûssuf nous a rapporté un hadîth dont la chaîne de transmetteurs remonte jusqu'à 'Umar b. al-Khattâb — que Dieu soit satisfait de lui — et dont voici la teneur : 

«L'Envoyé de Dieu — sur lui la grâce et la paix — (nous) a dit : Ce sont les intentions qui valorisent les actes, et chaque individu n'obtient que ce qui est conforme à son intention. Ainsi, celui qui a émigré pour (plaire à) Dieu et (à) Son Envoyé se verra compter son Hégire comme telle. Quant à celui qui a émigré pour acquérir un bien de ce monde ou pour prendre femme, son émigration n'aura d'autre valeur que celle du but qu'il se proposait.»

L'authenticité et l'importance capitale de ce hadîth sont unanimement reconnues. Il s'agit en effet d'un des hadîths fondamentaux de l'Islam que les anciens (al-salaf) et leurs successeurs (al-khalaf) — que Dieu leur fasse miséricorde — aimaient à mettre en exergue de leurs textes, afin d'avertir le lecteur de l'importance de l'intention et l'inviter à être vigilant à cet égard.

De même, les anciens maîtres et leurs successeurs faisaient précéder leurs ouvrages de ce hadîth, pour attirer l'attention de leurs lecteurs sur l'importance de la pureté d'intention et pour les inviter à méditer sur ce sujet.

On a rapporté également ces propos d'ibn 'Abbâs — que Dieu soit satisfait du père et du fils — : 

«Tout homme est préservé en fonction de la pureté de son intention.» 

D'autres ont pu dire : 

«Les gens reçoivent (les faveurs de Dieu) en fonction de la pureté de leur intention.»

Nous rapportons ces propos de l'illustre maître abû 'Alî al-Fudayl b. 'Iyâdh — que Dieu soit satisfait de lui — : 

«Abandonner les oeuvres par crainte (du regard) des gens relève de l'ostentation, et agir en fonction des gens tient déjà du polythéisme. Aussi ta sincérité ne devient effective, que lorsque Dieu te délivre de ces deux infamies.» 


L'imâm al-Hârith al-Muhâsibî — que Dieu lui fasse miséricorde — avait coutume de dire :

«L'homme sincère est celui qui, pour préserver son coeur, ne se soucie guère de perdre l'estime des créatures, ni n'aime que les gens aient connaissance de la moindre de ses bonnes actions et qui ne déteste pas de les voir connaître les mauvaises.» 


De son côté Hudayfa al-Mar'ashi — que Dieu lui fasse miséricorde — disait : 

«La pureté de l'intention consiste en ce que les actes du serviteur soient les mêmes en public qu'en privé.»


Nous rapportons ces propos de l'imâm, du maître, abû al-Qâssim al Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — : 

«La fidélité consiste à n'obéir exclusivement qu'à Dieu — qu'Il soit glorifié et exalté — c'est-à-dire que par son obéissance le serviteur cherche uniquement à se rapprocher de Dieu —exalté soit-Il — à l'exclusion de toute autre chose, comme le fait de simuler la piété (en vue de) plaire à une créature, ou pour s'acquérir l'estime des gens, ou pour rechercher leurs éloges, ou quelque autre chose qui n'ait pas pour but la volonté de se rapprocher de Dieu.»

Pour sa part, l'illustre maître abû Muhammad Sahl b. 'abd-Allah al-Tustari — que Dieu soit satisfait de lui — a dit : 

«Les gens doués d'intelligence qui ont tenté de définir le désintéressement, n'ont trouvé que cette formule : Que l'action et la pensée du serviteur soient consacrées intérieurement et extérieurement à Dieu — exalté soit-Il — sans laisser la moindre part aux penchants ou aux désirs de l'âme, ni aux séductions mondaines.»

Nous rapportons également ces propos du Maître abû 'Ali al-Daqqâq — que Dieu soit satisfait de lui — : 

«La pureté de l'intention consiste à se garder de prendre les créatures en compte (litt : observer). La sincérité consiste à se purifier en n'obéissant pas à l'âme charnelle. Ainsi, l'homme désintéressé ne connaît pas l'ostentation et l'homme sincère ignore la vanité.»

On rapporte également ces propos de Dhû al-Nûn al-Misrî — que Dieu lui fasse miséricorde — : 

«Il est trois choses qui témoignent de la pureté de l'intention : l'indifférence à l'éloge ou au blâme des gens du commun ; l'oubli de se voir en train d'accomplir une oeuvre pie, au moment même où on l'accomplit et le souci de se voir rétribuer de ses oeuvres dans l'autre monde.» 

De même, nous rapportons ces propos d'al-Qushayri — que Dieu lui fasse miséricorde — : 

«Le minimum de la sincérité c'est de rendre l'intérieur identique à l'extérieur.»

De son côté  i disait : 

«Le parfum de la sincérité ne saurait être respiré par un serviteur qui se montre complaisant avec lui-même ou avec autrui.»

Les propos des maîtres sur ce sujet sont innombrables, mais ce que j'en ai mentionné devrait suffire à qui bénéficie de l'Assistance divine.
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 10:52

 

 

 

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 12:28
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 11:38

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 11:30

 

 

 

Cheikh `Abdullah ibn `Abdul `Aziz al-Djibrine

 

 

 

Louange à Allah seul et que la paix et la bénédiction soient sur l'ultime Prophète.

 Un fait connu et définitivement admis dans la croyance des gens de la Sunna et du Regroupement Communautaire (ahlul Sunna wal jamâ`a) est la distinction qui existe entre d'une part le fait de qualifier d'impiété ou de chirk (association dans le culte d'Allah), une croyance, une parole ou un acte et d'autre part celui d'affirmer que tel musulman précis [est effectivement mécréant] parce qu'il adopte une pensée mécréante, commet un acte qui rend mécréant ou prononce une parole impie.

Juger une parole ou un acte comme étant une mécréance c’est énoncer le jugement légal général, mais pour affirmer qu'une personne précise ayant prononcé ou pratiqué une impiété qui exclut de la religion, (par exemple nier un point fondamental de la religion, injurier Allah ou insulter l'Islam), est effectivement mécréante, il faut s'informer parfaitement de la position de cette personne sur ces points, en cherchant à savoir si toutes les conditions requises pour le takfîr sont réunies ou non, et si toutes les entraves possibles à une telle sentence sont réellement absentes. Si donc toutes les conditions nécessaires pour la qualifier de mécréante sont vérifiées chez elle et qu'il n'y a aucune entrave légale à cette procédure, elle est alors jugée mécréante. En revanche, s'il manque au moins une des conditions requises ou s'il existe ne serait-ce qu'une entrave, on ne peut la qualifier de mécréante.

Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya –Qu’Allah lui accorde la miséricorde- a dit :

" Le takfîr a des conditions et des entraves qui peuvent ne pas être réunies dans le cas d'une personne précise. En outre, traiter [un acte] de mécréance de manière générale n'implique pas nécessairement qu'on puisse traiter de mécréant l’individu précis qui le commet, sauf si les conditions requises sont présentes et les entraves absentes. Ce qui nous le prouve, c’est que l'Imam Ahmad et la plupart des imams qui ont fait ces déclarations d'ordre général, [à savoir que celui qui dit ou fait telle chose a mécru], n'ont pas eux-mêmes qualifié de mécréantes la plupart des personnes qui avaient précisément proféré ces paroles.

En effet, l'Imam Ahmad, pour prendre un exemple, a abordé les jahmites, or ces derniers l’avaient appelé à affirmer que le Qur'an est créé et à nier les attributs divins, l'avaient mis à l'épreuve lui ainsi que tous les ulémas de son temps, avaient torturé les croyants et les croyantes qui refusaient de se convertir à la doctrinejahmite en les frappant, les emprisonnant, les tuant, les destituant de leurs postes, en leur coupant les vivres, en rejetant leur témoignage et en les abandonnant aux mains des ennemis. En effet, beaucoup de ceux qui détenaient alors le pouvoir étaient des jahmites : ils étaient princes, juges, etc.… Ils accusaient de mécréance quiconque n'était pas jahmite, c'est-à-dire tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec eux, pour nier les attributs divins et dire que le Qur'an est créé. Ils agissaient avec eux de la même façon qu'avec les mécréants …

L'Imam Ahmad a néanmoins prié en faveur du calife et d'autres gens parmi ceux qui l'avaient frappé et emprisonné. Il demanda à Allah de leur pardonner et leur pardonna lui-même l’injustice qu'ils avaient commise à son encontre et le fait qu'ils l'avaient appelé à proférer des paroles relevant de la mécréance. S'ils avaient été apostats, il n'aurait pas été permis qu'on prie Allah de leur pardonner car demander le pardon d'Allah pour les mécréants n'est pas autorisé par le Qur’an, la Sunna et le Consensus communautaire. Ces paroles et actions, de sa part et de la part des autres imams, montrent clairement qu'ils n'ont pas déclaré mécréants des personnes précises parmi les jahmites qui disaient que le Qur'an est créé et qu'on ne peut voir Allah dans l'au-delà. Il a été cependant rapporté concernant Ahmad des propos qui indiquent qu'il a qualifié de mécréants des individus précis pour ces mêmes raisons, c'est-à-dire parce qu'ils adoptaient les affirmations et la croyance des jahmites … On comprend donc qu’il y a un développement analytique à ce sujet: celui qui a été personnellement déclaré mécréant, l'a été en vertu de l'existence prouvée chez lui des conditions permettant son takfîr et de l'inexistence d’entraves pouvant s'opposer à cette qualification; quant à celui qui n'a pas été déclaré mécréant de façon spécifique c’est en raison de l'absence de ces éléments en ce qui le concerne. Ce, bien qu’il déclarait [les jahmites] mécréants de manière générale.

La source de ce principe se trouve dans le Qur’an, la Sunna, le Consensus [des savants de la communauté] et l'examen …

Le takfîr général est comparable à la menace générale du châtiment divin. On se doit effectivement de l'affirmer dans son sens général et absolu, mais affirmer que telle personne est mécréante ou qu'elle est destinée à l'Enfer requiert une preuve spécifique car le jugement dépend de la présence des conditions requises et de l'inexistence des entraves "

(Fin des propos de Cheikh Al Islam rapportés sous une forme écourtée)

Parmi les entraves pouvant empêcher de traiter de mécréant celui qui nie un point essentiel de la religion, il y a l'ignorance, par exemple dans le cas de celui qui vient de se convertir. Parmi les entraves pouvant empêcher de traiter de mécréant celui qui insulte Allah ou l'Islam, il y a le fait qu'il y soit contraint par la force et ainsi de suite. Ces entraves et d'autres encore seront expliquées par la suite inchâallâh.

A l'opposé, concernant celui qui se rend coupable de l'un des actes précédemment cités qui induisent la mécréance (comme le fait d'insulter l'Islam), de manière délibérée - c.-à-d. qu'il ne s'agit pas d'un lapsus ou de quelque chose de ce genre, qu’il sait bien que les termes utilisés sont ceux de l'insulte 
et de l'injure et qu’il n'y est pas contraint-, si toutes les conditions requises pour le takfîr sont réunies et que toutes les entraves à cette procédure sont absentes, alors dans ce cas on déclare que cette personne est mécréante. Cependant, seuls les hommes de science peuvent délivrer ce jugement comme 
cela sera expliqué plus loin inchâallâh.

Ce développement qui fait ressortir la différence entre le jugement général et le jugement sur un individu précis est présent dans nombre de préceptes de l'Islam.

Par exemple, l’ordre de couper la main au voleur est un jugement général et absolu énoncé par la loi.

Allah dit :

" Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main "  [S. al-Mâ'ida V. 38]

Mais il n'est permis de couper la main d'un voleur donné que si  toutes les conditions sont réunies et que toutes les entraves levées. Ce voleur doit avoir atteint l'âge de la raison, disposer pleinement de ses facultés mentales, avoir dérobé le bien alors qu’il était gardé en lieu sûr, il faut aussi que ce bien ait au 
moins la valeur minimale fixée pour qu'une main soit coupée et que le voleur n’ait pas fait de confusion sur ce bien, que les autres conditions de ce genre soient vérifiées. Une fois que toutes les conditions pour l'ablation sont réunies et qu'il a été vérifié que toutes les entraves légales possibles sont inexistantes, le jugement de l'amputation doit être appliqué en coupant la main de ce voleur.

De même, la loi stipule de façon générale et absolue, que l'enfant hérite de son père. Allah dit  : 

" Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles " [S. al-Nisâ' V. 11]

Mais il n'est permis de transmettre l'héritage de son père à un enfant qu'une fois que toutes les conditions de l'héritage sont vérifiées et que tout les empêchements s'avèrent inexistants. Il faut ainsi s'assurer que l'enfant a survécu au père, qu'il a la même religion que son père, qu'il n'a pas tué son père, qu'il n'est pas esclave, etc. Une fois donc que toutes les conditions sont réunies chez cet enfant et que tous les empêchements ont été levés, on décide alors qu'il hérite de son père.

Dans le même esprit, le jugement général indique que le marié ou ex-marié qui se rend coupable de fornication est lapidé, mais il n'est permis de lapider un homme s'il a commis l'adultère alors qu'il est marié ou ex-marié, qu'une fois que toutes les conditions impliquant la lapidation sont vérifiées en ce que le concerne et que les empêchements à la lapidation sont inexistants. [Parmi ces conditions,] il faut qu'il soit instruit du caractère illicite de la fornication. En effet, il se peut qu'il soit musulman depuis peu et qu'il ignore que c'est interdit. Il faut [pour qu'on lui applique la sanction] qu'il soit ou ait été marié [au moment des faits], qu'il n'y ait pas d’équivoque, etc. Si toutes les conditions pour l'application de la lapidation sont réunies dans le cas de cet adultère et que les empêchements sont inexistants le concernant, on décrète alors sa lapidation.

 

Notes :

Majmu` al-Fatâwâ (Recueil de fatwas) 12/487-489, 498.

Extrait du livre : Les règles du takfîr d'un individu précis
Editions Assia

source : salafi.fr

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 09:32
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