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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 13:08

 

 

Al-Hasan al-Basri : Al-Hajjâj ibn Yûsuf est le Châtiment d'Allâh

 

الحمد لله رب العالمين والصلاة والسلام علا رسوله الأمين وبعد 

 

La grande majorité des groupes qui existent actuellement dans le champ de la da’wah, essaient de gagner les sentiments et le soutien de la population en se focalisant sur les dirigeants et en les pointant du doigt. Ils en font les boucs-émissaires responsables de toutes les calamités, de tous les maux et tous les problèmes qui touchent la Ummah. Par suite, ces groupes bâtissent leur méthodologie de réforme autour des idées de coup d'État, de révolution et de remplacement des gouvernements. Tout cela a pour base l'ignorance de la Charī’ah et l'ignorance de la Sagesse divine d'Allāh, et c'est une façon de voir les choses qui est fondée sur une mauvaise ‘aqīdah (croyance) sous-jacente.

 

Ibn Sa’d relate dans son livre Tabaqāt al-Kubra (7/163-165) :

 

 Un groupe de musulmans vint trouver al-Hasan al-Basri, cherchant un verdict pour se rebeller contre al-Hajjāj [un dirigeant tyrannique et despotique]. Ils dirent : « Ô Abu Sa’īd ! Que dis-tu sur le fait de combattre cet oppresseur qui a verser illégalement le sang et pris illégalement les richesses et a fait ceci et cela ? » Al-Hasan répondit : « Je soutiens que l'on ne doit pas le combattre. Si c'est un châtiment d'Allāh, vous ne serez alors pas capables de le retirer par vos épées. Si c'est une épreuve d'Allāh, soyez patients jusqu'à ce que le jugement d'Allāh vienne, et Il est le meilleur des juges. » Ils quittèrent donc al-Hasan, en désaccord avec lui, et se rebellèrent contre al-Hajjāj - alors al-Hajjāj les tua tous. Al-Hasan disait : « Si les gens avaient de la patience quand ils sont éprouvés par leur dirigeant injuste, il ne faudrait pas longtemps avant qu'Allāh ne leur donne une issue. Mais ils se précipitent toujours à leurs épées, alors ils sont abandonnés avec leurs épées. Par Allāh ! Ils n'ont jamais rien apporté de bien. »

 

 

Dans Minhaj us-Sunnah (4/528) de Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah, il est rapporté d'al-Hasan al-Basri (d.110) la parole suivante :

 

 En vérité, al-Hajjāj est le châtiment d'Allāh. Alors ne repoussez pas le châtiment d'Allāh de vos propres mains. Mais vous devez vous soumettre et faire montre d'humilité, car Allāh le Très-Haut a dit : { Nous les avons certes saisis du châtiment, mais ils ne se sont pas faits humbles devant leur Seigneur, ni n'ont supplié (Allāh) en se soumettant à Lui. } (Al-Mu'minun 23:76)

 

 

Dans Adāb Hasan al-Basri de Ibn al-Jawzi il est rapporté (pp.119-120) que al-Hasan al-Basri a dit :

 

 Sache – qu'Allāh te pardonne – que la tyrannie des rois est une rétribution (niqmah) parmi les rétributions d'Allâh le Très-Haut. Il ne faut pas faire face aux rétributions d'Allāh avec l'épée, mais il faut y faire face avec taqwā, et on les repousse par les invocations et le repentir, le remords (inābah) et l'abstention des péchés. En vérité quand les châtiments d'Allāh sont accueillis avec l'épée, ils sont plus durs. Et Mālik ibn Dīnār m'a rapporté qu'al-Hajjāj (Ibn Yūsuf) disait : « Sache que chaque fois que tu commets un péché, Allāh amènera un châtiment venant de ton dirigeant (sultān) ». On m'a aussi dit que quelqu'un avait dit à al-Hajjāj : « Comment peut-tu faire ceci et cela avec la Ummah de Muhammad (sallAllāhu ‘alayhi wa sallam) ? » À quoi il a répondu : « C'est parce que je suis un châtiment d'Allāh pour les gens de l'Irāq, à cause de ce qu'ils ont innové dans leur religion, et à cause des ordres de leur Prophète (‘alayhi-s-salām) qu'ils ont abandonnés. »

 

 

Tous les groupes qui sont apparus au 20ème siècle et qui prétendent vouloir rectifier la Ummah, sont tombés dans la déviation dans leur méthodes de réforme, et ils n'ont pas jugé par ce qu'Allāh a révélé, dans leur compréhension, dans leur méthodologie et dans leur prédication. Ces groupes pensent à tort qu'en faisant tomber un dirigeant ou un gouvernement, ils peuvent instaurer la loi d'Allāh, ou qu'ils peuvent l'instaurer en constituant des partis politiques pour mener des coups d'états et des révolutions. Ils feignent de ne pas voir, ou sous-estiment le fait que les musulmans sont très loin de l'Islām qui a apporté honneur et victoire aux Compagnons, mais que leur Islām est entaché d'innovations, de déviations, de philosophies et d'idéologies étrangères dans les domaines de la ‘aqīdah (croyance), de la ‘ibādah (adoration), du manhaj (méthodologie) et de la siyāsah (politique). L'Islām altéré qu'ils suivent n'a par conséquent pas le même effet quant il s'agit d'obtenir l'aide et le soutien d'Allāh et qu'Il accorde le succès, que l'Islām pur des Compagnons, avec sa pureté dans la croyance, dans le tawhīd.

 

L'activité de ces groupes disant rectifier la Ummah, est fondée sur des méthodologies contraires au Livre, à la Sunnah et à la voie des Pieux Prédecesseurs dont Allāh a fait de la croyance et de la méthodologie un critère de vérité dans toutes les questions de la religion.

 

 

 

Source : www.Manhaj.com

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:25

 

click sur un titre sa amenera vers un autre lien  

° "La piété, sa réalité et l'effet de sa mise en application"‏ 

de Shaykh Al-Boukhary (qu'Allah le preserve)

pour lire sa traduction  : http://www.spfbirmingham.com/doc/La_piete-sa_realite.pdf

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 09:35
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 21:41

 

« Ô vous les croyants, cherchez secours dans la patience et la prière car Dieu est avec ceux qui patientent » (Sourate 2, Al-Baqarah, verset 153)

« Aidez-vous de la patience et de la prière aux deux extrémités du jour et à l’entrée de la nuit ; les bonnes actions chassent les mauvaises. Que cela soit un avertissement pour ceux qui patientent ! Dieu n’oubliera pas les hommes de bien » (Sourate 11, Hud, versets 166/117)

 

L’épreuve se définie de différentes manières: nous avons l’épreuve liée aux choses qui entourent le musulman et qui le touche de façon inévitable, cela peut être lié à la maladie, la famille ou la faim envoyé comme un test de la part d’Allah « Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d’entre vous qui luttent [pour la cause d'Allah] et qui endurent, et afin d’éprouver [faire apparaître] vos nouvelles.} » [ Sourate 47 - verset 3

Et nous avons l'épreuve lié à nos passions, nos faiblesses, ce que notre nafs nous insuffle à suivre. Ces tentations dépendent du degré de notre foi.

 

Parmi les épreuves que le croyant peut subir, il y a le châtiment qu'Allah inflige ici bas par miséricorde envers Son serviteur tel que dit le hadith « Si Allah veut le bien pour Son serviteur, Il lui anticipe son châtiment dans le bas-monde, et si Allah veut le mal pour Son serviteur, Il le laisse avec ses péchés jusqu'à ce qu'il en soit châtié le Jour du Jugement. » (Rapporté par Tirmidhi qui l'a authentifié).

Si le croyant est concerné par ce cas là c'est un grand bien pour lui, et il doit accepter son sort avec patience et soumission, ainsi que se réjouir de rencontrer Son seigneur lavé de tout péché.

D’après Abou Hourayra, le Messager d’Allah sallahu 3alay wa salam a dit : « Les épreuves ne cessent de frapper les croyants et les croyantes dans leurs personnes, leurs familles et leurs biens jusqu’à ce qu’ils soient complètement débarrassés des péchés avant de rencontrer Allah » (rapporté par At-Tirmidhi, 2399 et déclaré authentique par Al-Albani dans as-Silsila as-Sahiha, 2280).

 

Il y a d'autre part, les œuvres du musulman. En effet, en fonction de celles ci Allah le récompensera par un bienfait ou au contraire, l'abandonnera aux conséquences de ses actes. Le croyant avant d’œuvrer doit se demander si se sera sur le sentier d'Allah 'Azawejel ou celui de iblis.

Allah le Très Haut dit : "Tout bien qui t'atteint vient d'Allah, et tout mal qui t'atteint vient de toi-même. Et nous t'avons envoyé aux gens comme Messager. Et Allah suffit comme témoin." (Sourate 4/Verset 79)

A lui d'agir pour mériter les délices et ne pas récolter les supplices.

 

Dans l'épreuve il y a aussi et -non pas la moindre- la lutte contre les tentations.

elles sont là, présentes, constantes. Elles ne cessent d'hanter les pensées de l'homme, ces tentations se manifestent dans l'imagination et le désir de l'accomplir, donc cela diffère d'une personne à l'autre. On ne peut pas mesurer l'intensité de la tentation car elle est non palpable, non matériel. L'homme peut ainsi vivre tourmenté entre résister à la tentation ou succomber.

Une lutte entre sa raison et son âme incitatrice se produit, et voilà là une grande épreuve pour l'homme car nous savons que le pire ennemi de l'homme est lui même, son nafs connait sa faiblesse et joue sur ça. Sheytan rode autour du croyant surtout celui qui s'accroche, et il ne cessera de lui embellir le péché tant désiré par l'homme.

 

Se présente à lui deux possibilités:

 

- Soit il tombera dans ses passions, et assouvira son plaisir, aussi éphémère soit il, il accomplira l'acte tant détesté par Allah, et culpabilisera ensuite, se rappelant de Lui, et se sentant honteux. il accourra au repentir en aillant la ferme intention de ne plus recommencer, ou bien il le répétera jusqu’à banaliser son acte.

 

- Ou alors il cherchera refuge auprès d'Allah contre les insufflations d'iblis, multipliera les invocations et s'efforcera de s'éloigner de l'objet tant convoité. Ces causes crées seront des clés bénéfiques à sa réussite, après les efforts fourni Allah le récompensera en lui faisant détester ce qu'il a toujours aimé. il aura la double récompense, ici bas et dans l' Au delà.

 

[Puisse Allah nous compter parmi ce dernier cas].

 

Nous devons savoir que les passions sont en nous tous, car Allah nous a crée avec la raison ainsi que la passion, et l’objectif du croyant et de lutter contre cette dernière afin de ne pas vivre comme les insouciants et les animaux.

 » Et qui est plus égaré que celui qui suit sa passion sans une guidée d’Allah ? «  (Coran : 28/50)

le suivit des passions est bien un égarement, sa lutte contre elle une épreuve, à l’homme d’œuvrer pour sortir vainqueur, n’oublions pas que l’enfer est gorgé de mauvaises choses et le paradis de bonnes.

 

En conclusion nous voyons bien par là que toutes les épreuves dépendent de notre obéissance et notre degré de foi en Allah.

Les compagnons ont interrogé le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam), en disant : « Qui sont les gens qui subissent les plus dures épreuves ? Il a répondu : « Ce sont les Prophètes, puis les hommes pieux et puis les gens suivant leur degré de piété. L’homme sera éprouvé en fonction de sa foi. Celui dont la foi est solide sera durement éprouvé et celui dont la foi est affaiblie verra son épreuve allégée. Le serviteur d’Allah ne cesse d’être éprouvé jusqu’à la disparition complète de tous ses péchés.» (Rapporté par Ahmed)

 

Il incombe au croyant de ne pas désespérer face à cela et il doit s’accrocher au câble, et tout mettre en œuvre pour avoir l’agrément d’Allah subnaha LLah wa ta’ala.

 

Je demande à Allah de nous guider et de nous raffermir sur Son sentier, puisse t-Il nous compter parmi les sincères.

 

source : http://salafiyah.fr 

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 08:41

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 11:31

 

 

 

 

 

 Ecoutez le Cheikh

 

 

 

Question :

 

 

 

Qu’Allah vous bénisse. Quel est le remède contre l’ostentation ?

 

 

 

Réponse :

 

 

 

Le remède contre l’ostentation se trouve en ayant peur d’Allah, en revenant à Lui et en s’humiliant devant Lui, en se rappelant du paradis et de l’enfer, en lisant le Coran et les livres spirituels qui sont en conformité avec la législation et la Sunna, en fréquentant les pieux et en invoquant Allah.

 

 

 

Mais certaines personnes tombent dans un mal prétextant vouloir se préserver de l’ostentation. Il est possible qu’ils délaissent certaines œuvres par peur de l’ostentation. Et certains savants ont dit que délaisser les œuvres par peur de l’ostentation est de l’ostentation.

 

 

 

Il n’est pas permis de délaisser une œuvre par peur de l’ostentation.

 

 

 

Nous devons donc prendre garde à l’ostentation et faire des efforts pour s’humilier devant Allah pour qu’Il nous préserve de ce mal, car c’est une chose cachée dont Seul Allah a connaissance.

 

 

 

Fin de la réponse de Cheikh Salih Souhaymi

 

 

 

Traduit et publié par daralhadith-sh.com

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:10
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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 21:39

 

Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab ibn Souleyman ibn’Ali ibn Ahmad ibn Rachid at-Tamimi  –Qu’Allah lui fasse miséricorde- naquit en l’an 1115 de l’hégire (1703 AC) à ‘Uyayna au nord de Ryad. Il y grandit avec son père sous le règne de ‘Abdoullah ibn Mouhammad ibn Hamad ibn Mou’amar. Il a appris le Coran à l’âge de 10 ans. Pubère à l’âge de 12 ans, son père le jugea apte à diriger la prière en commun et le maria. Il a étudié le Madhab Hanbalite, l’exégèse du Coran (Tafsir) et le Hadith auprès de son père. Dès sa jeunesse, il avait une préférence pour les ouvrages du Cheikh al Islam ibn Taymiyya ainsi que ibn al Qayyim (Puisse Allah leur accorder Sa miséricorde).

 

 Après son Hajj, il se rendit à Médine étudier auprès du cheikh ‘Abdoullah ibn Ibrahim ibn Seyf avec qui, il eut une entente harmonieuse : tous deux étaient hostiles à l’égard des actes détestable d’innovations et de Chirk (association) majeurs et mineurs fondés sur de fausses croyances. S’il quitta le Nejd, c’est pour partir à la recherche du savoir utile pour mieux s’armer religieusement en vue de mener l’action qu’il avait décidé d’entreprendre pour diffuser l’appel au Tawhid et se livrer au combat dans le chemin de Dieu .Ensuite, il repartit pour le Nejd, puis pour Basra, où il commença à rédiger des livres de très grande qualité concernant l’innovation, les fausses croyances et l’imploration des morts ; il fut démenti, maltraité puis chassé. Il retourna au Nejd étudier auprès de son père et diagnostiqua le mal qui s’étendait sur la région : pratiques religieuses idolâtres, instabilité politique, guerres incessantes…

 

 Il lança son appel à Huraymilla en expliquant les règles  du Tawhid : réfuter tout type d’adoration destinée à autre qu’Allah. Le cheikh savait qu’Allah était Le Seul à mériter l’adoration et à qui on n’associe ni ange privilégié, ni prophète envoyé. Il dénonçait tout culte rendu à autre qu’Allah, il dénonçait le culte de la pierre, celui des arbres et celui des saints. Il reconnaissait tous les attributs sublimes et les plus beaux noms d’Allah affirmés par le Coran et la Sounnah authentique tels que l’ouïe, la vue, la parole, l’élévation au dessus du trône, la descente chaque dernier tiers de la nuit au ciel le plus bas…En matière de croyance , il se conformait à celle des pieux prédécesseurs (Salafs Salihs). Il interdisait le Tawassoul  innové qui consistait à demander une chose par intercession auprès d’une personne morte, absente ou incapable, tout en reconnaissant le Tawassoul licite et légiféré qui consiste à faire des invocations à Allah par l’intermédiaire de Ses noms et attributs, les œuvres pieuses etc…Il condamnait la construction des mausolées, l’habillage et l’éclairage des tombeaux, l’écriture sur eux et l’affectation de gardes à eux ainsi qu’une certaine forme de visite teintée d’idolâtrie telle que le massage de la tombe, le Tawaf autour d’elle, la prière en sa direction et l’invocation du mort… Il condamnait les innovations telles que la célébration de la naissance du Prophète  -prières et bénédiction d'Allah sur lui- (Mawlid), la proclamation de l’intention à haute voix…Tout ceci étayé par des versets coraniques et des Hadith, mais il fut démenti.

 

 Son père qui épousa ses principes fut rappelé à Allah  en 1153 de l’hégire (1740 AC). Il quitta cette ville après une tentative d’assassinat à son égard pour sa ville natale où il reçut un accueil honorable. Il y perpétra son prêche sur le Tawhid. ‘Othman ibn Hamad ibn Muammar, le gouverneur, accepta cette croyance ( le Monothéisme pur) et prit des mesures dans ce sens : il ordonna de couper les arbres adorés en dehors d’Allah, de détruire les tombeaux adorés et appliqua la peine requise contre l’adultère. Puis, celui-ci, soumis à un chantage, l’expulsa et commanda de l’assassiner.

 

 Il trouva un soutien auprès de Mouhammad ibn Sa’oud à Derriya (en1158 de l’hégire) à qui il prêta serment de fidélité pour appeler à Allah, ordonner le bien, interdire le mal et appliquer les prescriptions religieuses selon le Coran et la Sounnah. Il fut rejoint dans son appel par tous ceux qui avaient épousé ce chemin (Minhaj) qui est celui du Prophète -prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Les hommes affluaient vers lui.

 

 Il persista obstinément dans son effort. Cependant, l’opposition à son égard grandissante, certains se moquèrent, d’autres se révoltèrent, on le traita d’ignorant, de magicien, etc…Quand ses adversaires se sentirent incapables sur le terrain de l’argumentation et des preuves, ils rivalisèrent d’ardeur dans la fabrication de mensonges contre le cheikh[1]. Ils répandaient des rumeurs jusqu’en Turquie et au Hidjaz disant que sa doctrine étaient la cinquième école juridique (l’école « Wahhabite » ), ou bien qu’il ne reconnaissait pas les quatre écoles juridiques de l’Islam, et qu’il ordonnait la destruction des livres véhiculant leurs enseignements, ou encore qu’il n’aimait pas le Messager d’Allah -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et qu’il empêchait les gens de visiter sa tombe et de prier sur lui -prières et bénédiction d'Allah sur lui-. Devant cette opposition et le manque de moyens, le cheikh et l’Émir se trouvèrent dans l’obligation de recourir à l’épée pour se défendre contre leurs attaques, en plus de la propagande religieuse.

 

 Ces guerres durèrent de nombreuses années et étaient favorables aux partisans du Tawhid, malgré l’agressivité tyrannique des ennemis. Ryadh fut conquise en 1187 H (1733 AC) et l’Irak fut envahie en 1215 H (1800 AC). Le dôme surplombant le tombeau de Hussayn à Karbala fut détruit. De nombreux hommes se ralliaient à lui volontairement quand ils découvraient la vérité. Mouhammad ibn Sa’oud, suivi de son fils ‘Abdoul’Azziz, étaient chargés de l’administration des hommes et du butin, tandis que le cheikh se consacrait à la science et à l’enseignement religieux. Tous deux travaillaient en collaboration jusqu’à la mort du cheikh en 1206 de l’hégire (1791 AC) du mois de dhoul Qa’da. Puisse Allah l’installer dans Son paradis spacieux.

 

 Le cheikh, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde, fut un érudit, un partisan de la Sounnah, combattant averti des innovations, une autorité scientifique en matière d’exégèse coranique, de Hadith, de droit musulman, de jurisprudence et de sciences instrumentales telles que la grammaire, l’étymologie et la littérature, un connaisseur des croyances fondamentales et secondaires de l’Islam, un homme éloquent aux arguments puissants, mettant en relief les évidences dans un style d’une extrême clarté.            

 

 Les indices de la piété, de la certitude et de la pureté étaient perceptibles sur son visage. Ces dons traduisaient sa confiance en Allah. Il allait même jusqu’à s’endetter pour offrir l’hospitalité à ses visiteurs. Il témoignait un grand amour envers ses étudiants, dépensait de ses propres biens à leur profit et les orientait selon leurs aptitudes. Il tenait quotidiennement plusieurs séances d’enseignement portant sur différentes disciplines telles que le Tawhid, etc…Il cernait les détails les plus subtils de l’exégèse coranique et du Hadith et il était plus particulièrement instruit sur les défauts du Hadith et de ses transmetteurs. Il ne se lassait pas de la vérification, de la rédaction des livres et de l’enseignement.

 

Il était patient, raisonnable et clément, la colère ne le dominait que lorsque la religion d’Allah était violée et les préceptes de l’Islam méprisés. Il se battait alors par la parole et l’épée. Il avait un profond respect pour les savants en évoquant leurs mérites, ordonnait le bien, interdisait le mal et ne supportait pas les innovations religieuses. Il les réprouvait doucement, en évitant la dureté, la colère et la violence sauf quand cela s’avérait nécessaire.

 

Mais l’appel du cheikh (sa Da’wa) ne fut pas enterré avec lui. L’appel fut diffusé et sa zone d’influence a atteint le monde entier. La conquête de la Mecque en 1228H (1813 AC) par l’état saoudien entraîna la diffusion de l’appel à l’extérieur du Nejd. Les pèlerins qui se rendaient à la Mecque rencontraient les savants porteurs de cet appel véridique et écoutaient leurs prêches. Ils constataient l’application de la justice, de l’équité et le maintien de la sécurité dans l’état saoudien. Au Soudan, un résidu de paganisme ainsi que le culte des morts furent condamnés ; et en Inde, les traditions religieuses qui formaient une symbiose avec les coutumes hindous furent condamnées.

 

Mais ses rivaux qui ne cessaient de rédiger contre lui des livres bourrés de mensonges, de Hadith faibles ou inventés, présentaient le cheikh comme un Kharijite. Mais si n’importe quel sage doué d’une raison saine venait à analyser les écrits de Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab, il s’apercevrait qu’ils ne comportent pratiquement que des versets coraniques et des Hadith, donc, quel est son péché, si ce n’est que d’avoir combattu ce qu’ont combattu les Prophètes -prières et bénédiction d'Allah sur eux-, c’est à dire Le Chirk ? A vous de réfléchir !

 

L’appellation de « Wahhabite » fut collée à ses partisans. Mais ce sobriquet, construit à partir du nom de son père, n’est pas conforme aux normes de la langue arabe. Car pour trouver une appellation dérivée de son nom, il faudrait dire « Mouhammadite » car c’est Mouhammad et non son père qui lança cet appel. Il s’agit d’une étiquette collée par ses adversaires notamment les turques soufis de l’époque.

 

Si on te qualifie de « Wahhabite », Louange à Allah ! Car ce qualificatif est devenu élogieux, distinguant un groupe qui suit le livre d’Allah et la Sounnah de Son Messager -prières et bénédiction d'Allah sur lui- et tous ceux qui prêchent le Tawhid. Et rappelons que al Wahhab (Le Grand Donateur) n’est  qu’un des noms parmi les noms d’Allah, Glorifié et Exalté soit Il !!!

 

Et sachez que dans le passé, lorsque l’Imam Ahmed ibnou Hanbal –Qu’Allah lui fasse miséricorde- fut confronté à la secte des Mou’tazila, les gens de la bonne croyance furent nommés « Ahmadites », et il en est de même pour Cheikh al Islam ibn Taymiyya –Qu’Allah lui fasse miséricorde-  (« Taymiyyistes »), ou encore à notre époque pour cheikh al Albani  –Qu’Allah lui fasse miséricorde- (« Albanistes ») . Alors qu’Allah a dit :

 

 

 

Traduction relative et approchée : « Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux) » S49 V11

 

Aujourd’hui la situation a changé, la vérité s’est manifestée, le savoir s’est propagé et les hommes doués d’intelligence et de science de tous les pays ont réalisé que les auteurs adversaires du cheikh al Islam et ses partisans, étaient des faussaires dépourvus de toute science. D’ailleurs leurs ouvrages perdirent toute valeur et ne sont plus cités que par certains ignorants tombolâtres.

 

 « Cheikh Mouhammad ibn ‘AbdilWahhab Ses croyances, sa reforme et les témoignage des savants en sa faveurs. »

de Ahmad ibn Hajar abou Tamy, annoté par cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn Baz.

 

source : http://alminhadj.fr

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 11:39
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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:15

 

As salam alaicoum wa rahmatoulahi wa barakatouh

 

Bismi Allah Ar Rahman Ar Rahim

 

 

La prière réjouit ceux qui aiment Allah et c'est un présent pour les croyants

 

 

Nul doute que la prière est une source de réjouissance pour ceux qui aiment Allah (soubhanou wa taala) et un plaisir pour l’âme des monothéistes. C'est aussi le jardin des adorateurs et une délectation pour l'esprit de ceux qui se recueillent. C'est par la prière que les êtres sincères évaluent leur foi et c'est elle qui permet à ceux qui cheminent vers Allah (soubhanou wa taala) d'apprécier le chemin parcouru. Enfin, la prière est une miséricorde qu'Allah a offerte à Ses serviteurs croyants.

 

Il les y à menés, la leur a fait connaitre et leur a offert [cette prière] par le biais de Son messager (salalah ou alahi wa salam), le véridique, le loyal.

C'est par miséricorde pour eux et pour les honorer qu'Il leur a offert la prière, afin qu'ils soient dignes de mériter Son paradis, et d'hériter de Sa proximité. Non pas qu'Allah (soubhanou wa taala) ait besoin de Ses serviteurs, mais c'est une faveur qu'Il leur fait et un privilège qu'Il leur accorde.

 

Le serviteur doit s'orienter totalement vers Allah quand il est en prière

 

Par la prière, Allah (soubhanou wa taala) fait que Ses serviteurs L'adorent aussi bien par le coeur que par les membres du corps, mais c'est bien le coeur du croyant connaissant son Seigneur qui en tire le plus grand et le plus immense des profits. En effet, quand il est en prière, le soeur du croyant s'orriente vers son Seigneur (soubhanou wa taala). Il se réjouit et éprouve du plaisir à se rapprocher d'Allah. Il se délecte dans Son amour. Le coeur s'émerveille à l'idée de se retrouver face à Lui. Il se détourne de toute autre chose durant son adoration, et n'accorde aucune importance à tout autre qu'Allah. Le croyant s’efforce donc de parfaire son acte d'adoration tant en apparence qu'intérieurement jusqu'à ce qu'il soit effectué de la manière qui satisfait son Seigneur ( soubhanou wa taala).

 

Le serviteur est éprouvé par les désirs et autres tentations 

 

Allah (soubhanou wa taala) a éprouvé Ses serviteurs par les désirs et autres passions, internes ou externes. C'est pourquoi - Sa miséricorde et Sa bienfaisance envers eux étant parfaites - Il leur a préparé un banquet regroupant divers plats, chef-d'oeuvres, mets et présent. Il les y invite cinq fois par jour. Allah a fait en sorte que chaque met de ce banquet procure au serviteur un plaisir, un intérêt, un bénéfice et une prestance différents d'un mets à l'autre. Ainsi, le plaisir du serviteur [en prière] augmente dans chacun des gentes d'adoration effectués jusqu'à atteindre la perfection. Allah l'honorera ainsi de toutes les manières possibles.

 

Chaque acte de la prière efface un péché

 

Chaque geste de cet acte d'adoration permettra en contrepartie d'effacer un péché détesté par Allah. Il lui accordera aussi une lumière particulière car la prière est une lumière et une force pour le coeur et les membres. La prière augmente aussi les biens matériels et suscite l'amour des gens pour celui qui l'accomplit. Les anges se réjouissent pour lui, de même que la terre, les montagnes, les arbres et les rivières.

Enfin, la prière sera pour celui qui l'accomplit une lumière et une récompense particulières le jour ou il rencontrera Allah ( soubhanou wa taala).

 

Le serviteur qui a pris part à ce banquet sera alors repu, abreuvé, revêtu de la parure de l'agrément et enrichi. En effet, avant de prendre part à ce banquet, le coeur du serviteur était touché par la faim, la sécheresse, la stérilité, la soif, la nudité et la maladie. En y prenant part, voila qu'Allah ( soubhanou wa taala) enrichit son coeur et lui offre nourriture, boisson, vêtements et autres présents qui le mettront à l'abri du besoin. 

 

Référence Page 9 à 11. du livre les secrets de la prière de Ibn Al-Qayyim Rahimaou Allah.

 

hadaf-al-akhira

 

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